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Diagnostic synthétique des grands enjeux par groupe taxonomique

Selon les groupes, les enjeux sont les suivants :

Odonates

Valeur bio-indicatrice : Extraits de la conférence de presse du 20/12/2000 de la SFO (DOMMANGET, 2000) :

Les Odonates, utilisés isolément comme bio-indicateurs des milieux aquatiques, ne constituent pas un ordre très pertinent pour orienter à lui seul les mesures conservatoires. Une démarche plus globale, associant d’autres invertébrés aquatiques paraît nettement plus pertinente. En effet, chez les odonates, seul l’état imaginal fait en général l’objet d’observations. Or, il est prouvé que les imagos sont assez souvent présents sur des milieux aquatiques qui ne constituent pas leurs milieux de développement larvaire (principalement chez les Anisoptères). Par contre, comme pour d’autres groupes d’animaux ou de plantes, l’aspect patrimonial de l’ordre n’en reste pas moins essentiel pour guider le gestionnaire au niveau de la valorisation des milieux dont il a la charge, stimuler et développer les recherches faunistiques et écologiques sur les Odonates.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Les 75 espèces du Languedoc-Roussillon occupent un large spectre d'habitats aquatiques en région (MILCENT & DOMMANGET, 2005). Du fait de la présence de massifs montagneux (Massif-Central, Pyrénées et Cévennes) et de la mer Méditerranée, la plupart des cours d'eau de notre région offrent des habitats et des faciès très différents. Concernant les milieux lentiques, un grand nombre des espèces sélectionnées se développant dans ce type d'habitat sont d'origine eurosibérienne. Les zones humides d'altitude des Pyrénées et du Massif Central sont, de ce fait, un habitat majeur pour la majorité d'entre-elles.

Connaissances sur le groupe :
Depuis sa création en 1991, la SFO a largement contribué au développement des recherches sur ce groupe d’insectes, dont la biologie et la répartition sont parmi les mieux connues. On peut trouver de nombreuses publications et ouvrages y faisant référence. A l'echelle régionale, le site atlas.libellules-et-papillons-lr.org réalise la synthèse des données sur ce groupe.

Difficulté de prospection :
Dans le cadre d’inventaire, il conviendra de s’assurer du développement larvaire des espèces considérées et de leur fidélité aux habitats présents (MILCENT & DOMMANGET, 2005). De même, il est important de connaître les capacités réelles de l’habitat aquatique en question et, si possible, les interactions éventuelles avec les autres milieux de développement larvaire situés à la périphérie de la zone (présence de métapopulations). En effet, il y a un risque de régression non négligeable de certaines espèces si les milieux périphériques viennent à disparaître.

Espèces avec statuts :

Annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore.
Espèces protégées par l'Arêté du 23 avril 2007.
Espèces d'un Plan National d'Actions.
Liste rouge européenne.
Liste rouge nationale.
Liste rouge méditerranéenne.
Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Orthoptères

Valeur bio-indicatrice :
Les Orthoptères sont régulièrement employés dans les études portant sur les écosystèmes, que ce soit en tant que ressources alimentaires pour l’avifaune présente, ou pour leurs relations avec l’écologie du paysage ou la gestion des milieux (JAULIN, 2004). En effet, du fait de leur grande sensibilité à la structure de la végétation, les Orthoptères composent un modèle de choix pour évaluer l’impact des interventions humaines sur les milieux (pastoralisme, fauche, brûlage dirigé ou encore écotourisme). Aussi, ils constituent des indicateurs précieux pour une bonne gestion des pâturages de montagne (PUISSANT, 2002), zones qui subissent de plein fouet la déprise agricole.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Le nombre d’espèces d’Orthoptères endémiques d’une zone donnée de la région (Pyrénées,  Cévennes, Causses…) est relativement important (PUISSANT, 2005) et confère à la région une forte responsabilité. Ces dernières, sensibles aux changements des pratiques pastorales présentent donc un fort enjeu patrimonial.

Connaissances sur le groupe :
De nombreux entomologistes ont prospecté la région pour étudier les Orthoptères et la littérature sur ce groupe est relativement riche par comparaison à d’autres invertébrés. Cependant, les connaissances sont très hétérogènes en ce qui concerne les données des espèces par département.

Difficulté de prospection :
Les prospections sur ce groupe ne présentent pas de difficultés particulières, si ce n’est qu’elles restent l’affaire de spécialistes. En effet, pour certaines espèces, seule une détermination à l’aide du chant est envisageable. Enfin, pour des non-initiés, les confusions d’espèces au sein de ce groupe sont très fréquentes.

Espèces avec statuts :

Annexe IV de la Directive Habitats-Faune-Flore.
Espèces protégées par l'Arêté du 23 avril 2007.
Liste rouge nationale.
Espèces déterminantes des ZNIEFF.

Hémiptères Cicadidae

Valeur bio-indicatrice :
Emblèmes du sud de la France, les Cigales constituent un des éléments phares du patrimoine culturel. Cependant, à notre connaissance, il n’existe pas d’étude mentionnant leur valeur bio-indicatrice.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Notre région éberge 3 espèces de Cigales endémiques de notre région ou de la zone franco-ibérique (PUISSANT, 2005).

Connaissances sur le groupe :
La répartition des Cigales reste mal connue et peu se retrouvent dans les anciennes collections nationales (PUISSANT, 2003a). Leur cycle biologique peut expliquer en partie cette constatation : la vie d’un spécimen adulte ne dure que quelques semaines au plus alors qu’il aura passé en moyenne trois à quatre ans sous terre.

Difficulté de prospection :
Les adultes sont, malgré leurs émissions sonores, bien difficiles à repérer et à distinguer du support sur lequel ils sont posés. Leurs envols parfois rapides n’en font pas des Insectes des plus faciles à capturer (PUISSANT, 2003). La détermination au chant est possible pour certaines espèces. Pour les autres, l’identification ne peut se réaliser qu’une fois l’individu en main.

Espèces avec statuts :

Espèces déterminantes des ZNIEFF.

Hyménoptères Apoidea

Valeur bio-indicatrice :
L’intérêt majeur des Apoidea est le rôle clef qu’ils tiennent dans les écosystèmes. En effet, ils participent de manière prépondérante à la pollinisation de nombreux végétaux (MICHEZ, 2001). De plus, ils constituent d’excellents bio-indicateurs des milieux ruraux du fait de leur grande sensibilité aux pratiques agricoles (MICHEZ, 2001). De même, les espèces déterminantes de ce groupe dépendent pour beaucoup de la disponibilité de certaines familles de plantes à fleur (notamment les légumineuses). Les Melittidae en particulier semblent caractérisés par des choix floraux très ciblés (MICHEZ, 2001) et la régression de certaines espèces est même corrélée à la régression des cultures de légumineuses (ISERBYT et al., 2005).

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Bon nombre d’espèces de ce groupe sont présentes en France uniquement dans les régions Languedoc-Roussillon et Provence Alpes Côte-d’Azur. La responsabilité régionale pour ces espèces est donc très importante.

Connaissances sur le groupe :
Le Languedoc-Roussillon n’a fait l’objet que de très peu de publications de synthèse concernant la faune des Hyménoptères Apoïdes. On a cependant une très bonne connaissance régionale de la faune des bourdons (RASMONT et al., 1985 ; RASMONT et al., 1987 ; RASMONT, 1988). Pour certains groupes d’apoïdes, les membres du Laboratoire de Zoologie de l’Université de Mons-Hainaut ont réalisé des contributions biogéographiques, faunistiques et taxonomiques pour la France (Xylocopinae: TERZO & RASMONT, 2003, TERZO & ORTIZ, 2004 ; Melittidae: MICHEZ et al., 2004a, b, soumis, sous presse ; Bombinae: RASMONT & TERZO en préparation; Anthophorinae : RASMONT, 1995). Enfin, il existe peu d’ouvrages avec des clés de déterminations. De ce fait, ce groupe reste entièrement l’affaire de spécialistes.

Difficulté de prospection :
Les Hyménoptères Apoidea ne présentent pas de difficultés particulières en ce qui concerne leurs prospections.

Espèces avec statuts :

Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Lépidoptères Rhopalocères

Valeur bio-indicatrice :
Les Lépidoptères Rhopalocères sont d’excellents bio-indicateurs de la qualité des milieux ; la détection de leur présence et la connaissance de leurs exigences écologiques doivent permettre la préservation de leurs biotopes (DELMAS et al., 2000). En effet, les papillons, présents dans la majorité des habitats, répercutent clairement, dans la plupart des cas, les modifications d’ordre qualitatif ou quantitatif d’un écosystème (DELMAS et al., 2000). Ce sont des organismes de petite taille très sensibles aux facteurs physico-chimiques du milieu et ils dépendent directement de leurs plantes nourricières. La répartition des plantes hôtes détermine donc en grande partie celle des papillons (PRO NATURA, 1987)

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Les Rhopalocères de la faune de France fréquentent une grande variété de milieux et les espèces du Languedoc-Roussillon n’échappent pas cette règle. La liste des Rhopalocères est riche en espèces méditerranéennes et montagnardes fréquentant des biotopes à fort enjeu patrimonial (zones humides, coteaux, ripisylves,  pelouses de montagnes, lisières forestières…).

Connaissances sur le groupe :
Malgré l’abondante bibliographie concernant les Lépidoptères Rhopalocères, aucune synthèse régionale n’existe pour le Languedoc-Roussillon. Dans l’objectif de cartographier les espèces déterminantes, il est nécessaire de dépouiller la bibliographie existante, les observations personnelles de nombreux collaborateurs et certaines collections privées ou publiques. A l'echelle régionale, le site atlas.libellules-et-papillons-lr.org réalise la synthèse des données sur ce groupe.

Difficulté de prospection :
Les papillons Rhopalocères ne présentent pas de difficultés particulières en ce qui concerne leurs prospections. Leur capture au filet reste la méthode qui donne le plus de résultats.

Espèces avec statuts :

Annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore.
Espèces protégées par l'Arêté du 23 avril 2007.
Espèces d'un Plan National d'Actions.
Liste rouge européenne.
Liste rouge nationale.
Liste rouge méditerranéenne.
Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Lépidoptères Hétérocères

Valeur bio-indicatrice :
A l’instar des papillons Rhopalocères, les Hétérocères sont d’excellents bio-indicateurs de la qualité des milieux ; mais du fait de leur relative discrétion en pleine journée, la plupart des espèces demeurent peu utilisées de ce point de vue. 

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Les Hétérocères ont une prédilection pour les forêts et les bois clairs, les prairies fleuries, les marais ou les tourbières, les friches et les rocailles, les garrigues ou le maquis méditerranéen et les hautes pelouses alpines. Un certain nombre de ces milieux constituent des habitats prioritaires de la Directive Habitats et présentent un fort enjeu patrimonial au sein de notre région.

Connaissances sur le groupe :
Même si les Hétérocères ne sont pas utilisés comme indicateurs biologiques de la qualité des milieux, la littérature sur ce groupe est riche en références bibliographiques.  De nombreux inventaires ont été réalisés dans notre région. Comme pour les Rhopalocères, dans l’objectif de cartographier les espèces déterminantes, il est nécessaire de dépouiller la bibliographie existante, les observations personnelles de nombreux collaborateurs et certaines collections privées ou publiques.

Difficulté de prospection :
Les prospections sur les Hétérocères sont en général réalisées à l’aide des piéges lumineux ou de pièges dérivés qui donnent de bons résultats en matière de capture. Cependant, ce sont des systèmes attractifs dont le rayon d’action est mal connu et de ce fait, ajoutent un « bruit de fond » dont il faut tenir compte lors de l’appréciation de la zone étudiée. 

Espèces avec statuts :

Annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore.
Espèces protégées par l'Arêté du 23 avril 2007.
Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Coléoptères Carabinae, Pausinae, Cicindelidae

Valeur bio-indicatrice :
La plupart des Carabidae sont des prédateurs d’Invertébrés variés et sont donc très utiles. Auxiliaires précieux, ils sont de plus en plus utilisés en agro-écologie (HOLLAND, 2002). Les Carabinae sont des super-prédateurs. La plupart des espèces du genre Carabus vivent dans les bois et les forêts, surtout en montagne. Quelques espèces habitent plutôt les milieux ouverts, tels que les prairies ou les jardins et sont alors de très bons auxiliaires (SOLDATI, 2005a). Les Cicindelinae sont généralement très photophiles et se rencontrent dans les lieux découverts, sur le sable des plages maritimes ou fluviales, sur l’argile salée des lagunes, sur les chemins et dans les prairies sèches (SOLDATI, 2005b). Enfin, l’unique Paussinae de Méditerranée occidentale et qui est déterminant des ZNIEFF se rencontre sous les pierres dans le maquis, dans les fourmilières. Ainsi, ces trois familles constituées essentiellement d’espèces prédatrices sont d’excellents indicateurs biologiques de la qualité des milieux qu’elles fréquentent.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Parmi ces espèces, certaines sont inféodées aux zones humides, d’autres se retrouvent exclusivement en montagne. Enfin, nombreuses sont celles qui sont en limite d’aire de répartition. Notre région constitue une des rares zones du territoire national présentant cette particularité.

Connaissances sur le groupe :
Malgré l’abondante bibliographie concernant ces trois familles de Coléoptères, aucune synthèse régionale n’existe pour le Languedoc-Roussillon. Dans l’objectif de cartographier les espèces déterminantes, il est nécessaire d’analyser la bibliographie existante, les observations personnelles de nombreux collaborateurs et d’examiner certaines collections privées ou publiques.

Difficulté de prospection :
La capture directe des individus de ce groupe reste difficile du fait de leurs mœurs discrètes. Elle nécessite alors un piégeage des individus par des techniques (pots-pièges) létales pour ces derniers.

Espèces avec statuts :

Annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore.
Espèces protégées par l'Arêté du 23 avril 2007.
Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Coléoptères Scarabaeoidea Laparosticti

Valeur bio-indicatrice :
La majorité des espèces de ce groupe sont coprophages et donc directement dépendantes des modifications de notre mode de vie et de production agricole avec la disparition des animaux de trait (LUMARET, 1990). Ainsi, la présence ou l’absence de certaines espèces témoigne en partie du mode d’occupation du sol et, en particulier, des activités pastorales. A ce titre, les espèces de ce groupe représentent de très bons indicateurs des pratiques agricoles.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
La zone méditerranéenne est la plus propice aux Scarabaeidae. C’est dans cette région que l’on rencontre en effet la plupart des espèces (LUMARET, 2002). Or depuis, un siècle environ, on observe une certaine raréfaction d’un certain nombre d’espèces. De même, en France seules les Pyrénées et les Alpes présentent une spécificité faunistique réellement particulière (LUMARET, 2002). On comprend alors mieux l’intérêt que présente notre région en terme d’enjeux pour les Scarabaeidae.

Connaissances sur le groupe :
Ce groupe fait l’objet d’une abondante bibliographie et le Languedoc-Roussillon est l’une des régions les plus prospectées (LUMARET, 1990). Les espèces déterminantes de ce groupe sont des espèces rares et du fait de cette rareté qui en fait tout l’intérêt pour l’entomologiste, la distribution de ces espèces présente une aire aux contours mieux délimités.

Difficulté de prospection :
La plupart des espèces de ce groupe sont attirées par les excréments  et autres substances en voie de décomposition. Leur échantillonnage nécessite souvent d’intervenir à un moment précis de l’évolution de ces substances, ou des périodes précises (LUMARET, 2002). Leur capture peut s’effectuer de différentes manières : à vue, en fouillant dans et sous l’excrément ; par lavage de l’excrément et du sol sous-jacent ; par piégeage lumineux ; par piégeage attractifs, en utilisant un appât ou par extraction automatique. La prospection de ce groupe ne présente pas de difficultés particulières.

Espèces avec statuts :

Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Coléoptères Saproxyliques

Valeur bio-indicatrice :
Par leur importance numérique, fonctionnelle et patrimoniale, les Coléoptères saproxyliques représentent un matériel biologique incontournable pour mettre en œuvre une politique de conservation des forêts (BRUSTEL, sous presse). La survie de ce groupe dépend de la quantité et de la diversité de leurs ressources biologiques. Pour eux, le bois mort est une ressource centrale qui doit être présente en abondance et sous différentes formes dans les écosystèmes boisés. A cet effet, les Coléoptères saproxyliques constituent de très bons indicateurs de la valeur biologique des sites boisés.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Un nombre important d’espèces d’Invertébrés liés aux milieux forestiers se déplacent peu et la recolonisation par ces espèces demande un délai important lorsque les milieux ont été réhabilités (BRATTON & ANDREWS, 1991). Les espèces les plus menacées sont les invertébrés saproxyliques et les espèces associés (SPEIGTH, 1989). Plus du tiers du territoire régional est occupé par la forêt qui joue un rôle essentiel dans la richesse patrimoniale de la région. Le Languedoc-Roussillon possède quelques espaces forestiers remarquables qu’ils convient de prendre en compte dans les inventaires entomologiques, et la forêt contribue aussi très largement à la diversité des paysages, depuis la zone basse où les taillis et les pinèdes s’installent sur les garrigues, jusqu’aux montagnes (AME, DIREN & DRAF, 1998).

Connaissances sur le groupe :
Malgré l’abondante bibliographie concernant ce groupe fonctionnel de Coléoptères, aucune synthèse régionale n’existe pour le Languedoc-Roussillon. Dans l’objectif de cartographier les espèces déterminantes, il est nécessaire d’étudier la bibliographie existante, les observations personnelles de nombreux collaborateurs et certaines collections privées ou publiques.

Difficulté de prospection :
Il existe un grand nombre de techniques d’échantillonnage des Coléoptères saproxyliques avec plus ou moins de difficultés quant à leur mise en œuvre. La recherche des espèces in situ suppose une bonne connaissance de leurs traits de vies.  Le piégeage peut être également utilisé (enceintes à émergence, pièges d’interception et les pièges attractifs). Cependant, lorsque les études de terrain doivent faire appel à l’assistance sur le terrain des non-spécialistes tels les forestiers (BRUSTEL, 2002b), les premiers critères du choix des techniques de piégeage sont la simplicité et la facilité d’utilisation.

Espèces avec statuts :

Annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore.
Espèces protégées par l'Arêté du 23 avril 2007.
Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Coléoptères Tenebrionidae

Valeur bio-indicatrice :
La plupart des Tenebrionidae sont des insectes xérophiles lapidicoles et se rencontrent évidemment sous les pierres dans les lieux secs (SOLDATI & SOLDATI, 2002). Certains éléments spécialisés de notre faune vivent dans les sables du littoral, au pied des plantes. D’autres sont arboricoles et vivent sous l’écorce des arbres morts et quelques uns ont un régime alimentaire particulier comme les mycétophages (DAJOZ, 2002). Quelques espèces sont myrmécophiles plus ou moins spécialisées et vivent sous les pierres en association avec les fourmis. Une espèce est troglophile et habite les grottes sèches et les souterrains. Enfin, une autre est floricole. Les Tenebrionidae jouent ainsi un rôle essentiel dans le recyclage de la matière organique.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Parmi les espèces déterminantes choisies, certaines espèces sont inféodées aux zones littorales, aux massifs forestiers et d’autres se retrouvent exclusivement en montagne. Enfin, nombreuses sont celles qui sont en limite d’aire de répartition. Notre région constitue une des rares zones du territoire national présentant ces particularités.

Connaissances sur le groupe :
La famille des Tenebrionidae est la plus mal connue de toutes les familles de Coléoptères (SOLDTI, 2004). Cependant, la région Languedoc-Roussillon est l’une des plus prospectées et le nombre de références bibliographiques sur ce groupe y est des plus élevées. En effet, les départements des Pyrénées-Orientales et  de l’Hérault ont même fait l’objet d’inventaires cartographiques.

Difficulté de prospection :
La chasse à vue reste la méthode la plus employée. Elle peut être complétée par un l’emploi de pièges attractifs et de pièges d’interception, mais ces techniques capturent de nombreux invertébrés pour seulement quelques rares Tenebrionidae et obligent à revenir sur le site après la mise en place.

Espèces avec statuts :

Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.

Aranéides et Scorpionides

Valeur bio-indicatrice :
Du fait d'un grand nombre d'espèces en France, de leur biomasse importante et de leur rôle non négligeable au sein des écosystèmes (la prédation en particulier), les Araignées constituent un groupe important dont il faudra tenir compte à l’avenir en terme de conservation de la biodiversité.

Responsabilité régionale et enjeux départementaux ou territoriaux :
Parmi les espèces déterminantes d’Araignées et de Scorpions, on peut noter un grand nombre d’espèces endémiques des Pyrénées ou en limite nord d’aire de répartition (LEDOUX & EMERIT, 2005).

Connaissances sur le groupe :
Par comparaison aux espèces d'insectes choisies dans le cadre de ce travail, les araignées sont un groupe peu connu où la répartition des espèces reste imprécise du fait d'un manque de prospection évident (peu de données et données anciennes). Enfin, la détermination des espèces est l'affaire d'un petit nombre de personnes ayant des données sur des sites particuliers (RN, PNR, APB...).

Difficulté de prospection :
Ce groupe ne présente pas de difficultés particulières. La prospection se fait par la chasse à vue ou l’utilisation du filet fauchoir dans la strate herbacée et le tamisage de la litière. Enfin, le battage des branches des arbustes et des arbres à l’aide du parapluie japonais permet de récolter les individus de cette strate.

Espèces avec statuts :

Espèces déterminantes et complémentaires des ZNIEFF.